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 Co-allaitement

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MessageSujet: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:25






FEUILLET 11 DE LA LECHE LEAGUE FRANCE



Co-allaitement, allaitement pendant la grossesse




L'allaitement joue un rôle très important dans la relation mère-enfant.
C'est pourquoi, lorsqu'une femme se retrouve enceinte alors qu'elle
allaite encore, elle réfléchit sérieusement à ce qui va se passer pour
elle et son enfant allaité. La plupart des mères ne prévoient pas de
continuer à allaiter un enfant plus grand après la naissance du nouveau
bébé. Cependant, certaines ressentent que c’est important pour les
besoins de leur bambin.

On
peut se demander s'il est naturel d'allaiter deux enfants qui ne sont
pas jumeaux. Bien qu'il soit presque toujours sans danger d'allaiter
pendant la grossesse, dans de nombreuses cultures, une mère est censée
sevrer immédiatement lorsqu'elle est à nouveau enceinte.

Le
sevrage est-il ce qu'il y a de plus “ naturel ” à faire pour une mère
enceinte ? A ce jour, il ne semble pas y avoir de réponse claire à
cette question parce que ce qui, pour certaines mères, est un signal
les incitant à sevrer, n'est pas ressenti de la même façon par toutes.
Les changements physiques et psychologiques qui se produisent pendant
la grossesse peuvent pousser la mère à sevrer mais beaucoup de mères
allaitent pendant la grossesse sans problèmes.

Pratiquement
toutes les mères éprouvent des sentiments ambivalents face à
l'allaitement et au sevrage pendant la grossesse, ou par rapport au
fait d'allaiter deux enfants après l'accouchement. Une mère qui se
retrouve enceinte alors qu'elle allaite encore, devrait prendre son
temps pour décider de la façon dont la relation d'allaitement évoluera
au cours des mois suivants. Une attitude souple peut aider la mère à
faire le tri dans ses sentiments, certains d'entre eux pouvant être
imprévisibles.

Lorsqu'une mère est
enceinte et qu'elle allaite, elle peut ressentir des émotions très
variées ainsi que des sentiments contradictoires. Habituellement, la
décision de commencer le sevrage ou de poursuivre l'allaitement, se
fera pendant cette période. Ce sera fréquemment une décision familiale
si le père est fermement opposé au co-allaitement, ou s'il est inquiet
pour la santé de sa femme et du bébé à venir. Parfois, aucune décision
n'est prise, ce qui revient à décider de vivre au jour le jour.

En
prenant la décision de sevrer ou non, on doit prendre en considération
l'âge de l'enfant allaité, son besoin de téter et la/les expérience(s)
passée(s) de la mère en matière d'allaitement. Il arrive qu'un enfant
décide de se sevrer alors que sa mère souhaiterait poursuivre
l'allaitement pendant la grossesse. Chaque situation étant unique, il
n'y a pas de réponse universelle.


L'allaitement pendant la grossesse

Si,
après avoir soigneusement examiné vos sentiments et les besoins réels
de l'enfant allaité, vous n'arrivez pas à imaginer le sevrage comme
quelque chose d'agréable et souhaitable au cours de cette grossesse,
vous pouvez décider de ne rien changer dans ce domaine pour le moment.

Il
faut insister sur le “ pour le moment ”. Il arrive souvent qu'un petit
très attaché aux moments passés au sein de sa mère, décide un beau jour
qu'il ne veut plus téter. Peut-être n'aime-t-il pas le goût de
colostrum qui remplace le lait ? Il peut aussi diminuer progressivement
ses tétées parce que la quantité de lait diminue.

De
nombreuses mères se demandent si la poursuite de l'allaitement chez un
bambin pourrait ne pas répondre à un réel besoin, mais être devenu une
simple habitude. Si votre enfant allaité est plus un bambin qu'un bébé
et qu'il exprime toujours le besoin de téter, sachez qu'il ne tétera
pas au-delà de ses besoins. On ne peut pas faire disparaître un besoin
en l'appelant une habitude. Fiez-vous à votre instinct et à votre
enfant.

La mère peut se demander si elle
ne garde pas les tétées au lieu d’aider son bambin à s'intéresser à
autre chose ; mais, si elle a utilisé toutes ses ressources pour
répondre différemment aux besoins de son enfant, la mère peut décider
qu'il est préférable à long terme d'accepter la situation de bon cœur
et de poursuivre l'allaitement.


Les questions les plus courantes

Vous
serez plus satisfaite de votre décision si vous la prenez en
connaissance de cause. Avoir des réponses aux questions qui peuvent se
poser, ainsi qu'avoir une attitude positive, peut aider les parents à
se préparer à l'expérience du co-allaitement, ainsi qu'à l'allaitement
pendant la grossesse. Voici quelques réponses à des questions
spécifiques.


Allaiter alors qu'on est enceinte va-t-il priver le fœtus de nutriments indispensables ?

Une
mère qui se nourrit correctement n'aura pas de mal à répondre aux
besoins à la fois du fœtus et de l'enfant allaité. Il lui faut
s'assurer qu'elle prend du poids normalement, ajoute des aliments
nutritifs à son alimentation et se repose suffisamment.



Dernière édition par Nénette le Mer 25 Mar - 14:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:26

Le risque de fausse-couche ou d'accouchement prématuré augmente-t-il si on allaite pendant la grossesse ?

Cette
question n'a pas été correctement étudiée scientifiquement car un grand
nombre de variables ne peuvent être prédéterminées. Des années
d'expérience auprès de mères qui allaitent ont permis au Bureau
professionnel consultatif de La Leche League Internationale de penser
que le risque de fausse-couche n'est pas augmenté quand les mères
allaitent pendant la grossesse. Même des mères qui avaient eu des
fausses couches dans le passé et qui ont allaité pendant les grossesses
suivantes, ont accouché de bébés à terme.

La
stimulation des mamelons fait sécréter un peu d'hormone ocytocine qui,
à son tour, peut provoquer des contractions de l'utérus et des alvéoles
mammaires. Les chercheurs ont utilisé la stimulation des mamelons comme
moyen d'induction des contractions pour faire des tests de stress ainsi
que pour démarrer le travail dans les grossesses à terme. Il faut trois
heures de stimulation des mamelons pour faire démarrer le travail.


Les contractions utérines provoquées par l'allaitement peuvent-elles priver le fœtus d'oxygène ?

Rien
n'indique qu'il y ait lieu de s'inquiéter. Il est normal d'avoir des
contractions pendant la grossesse ; une stimulation plus fréquente, due
à l'allaitement, ne semble pas avoir d'effet. Il est important de
rappeler que le rapport sexuel, que la plupart des couples poursuivent
au cours d'une grossesse normale, provoque également des contractions
utérines.

Même si certaines mères qui
allaitent pendant la grossesse peuvent noter des contractions plus
fréquentes et plus fortes en fin de grossesse, cela ne semble pas
présenter de danger pour le fœtus.


Les hormones produites par la grossesse vont-elles passer dans le lait et nuire à l'enfant allaité ?

Les
hormones de la grossesse ne se retrouvent qu'en très petite quantité
dans le lait. La présence de ces hormones va faire baisser la quantité
de lait produite. Le fœtus est beaucoup plus exposé aux hormones de la
grossesse que l'enfant allaité.


Allaiter pendant la grossesse va-t-il m'épuiser ?

L'allaitement
ne fatigue pas particulièrement, à condition que la mère prenne soin
d'elle-même en mangeant bien, en buvant correctement et en se reposant
suffisamment. Si elle a des nausées en début de grossesse, elle peut
essayer de partager des petits en-cas fréquents avec son bambin chaque
jour. Cela peut réduire aussi bien les nausées que le besoin de téter
du petit. Certaines mères trouvent que la vitamine B6 aide à réduire
les nausées (consultez votre médecin).

L'allaitement
permettra à la mère de se reposer chaque jour à plusieurs reprises, car
c'est souvent le seul moyen d'obtenir d'un bambin actif qu'il s'allonge
un peu. Beaucoup de petits s'endormiront au sein si la mère s'allonge,
ce qui lui permettra à elle aussi de faire une sieste quotidienne
bienvenue.


Attitudes et sentiments

A
mesure que la grossesse avance et que l'allaitement se poursuit, la
mère et la famille doivent se préparer à entendre des remarques
négatives de la part d'amis bien intentionnés, de parents et même de
professionnels de santé. Répondez-y avec confiance, en précisant que
c'est une décision mûrement réfléchie et que vous pensez que c'est le
mieux pour toutes les personnes concernées. Cependant, même si elle y
répond de façon positive, il se peut que ces remarques donnent à la
mère un coup de cafard de temps en temps, et qu'elle commence à se
sentir elle-même ambivalente ou même négative. Il y aura des moments où
elle se demandera si elle a pris la bonne décision. C'est tout à fait
normal. Toute mère dans la même situation a ressenti la même chose.
Rassurez-vous, de tels sentiments finiront par disparaître.

Notre
propre conditionnement culturel joue probablement un grand rôle dans
nos sentiments. En dehors de La Leche League, on n'entend peu parler,
sinon pas du tout, d'allaitement de non-jumeaux. Rappelez-vous
simplement qu'il est normal d'avoir des sentiments ambivalents dans une
telle situation. Il semble que les mères ont, partout et toujours, une
forte tendance à protéger le fœtus ou le nouveau-né. Cela ne peut être
nié, quels que soient votre amour pour votre aîné et votre désir de
continuer à l'allaiter.


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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:26

Mamelons douloureux

Beaucoup
de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en
particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des
sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont stimulés.
C'est normal. Un enfant plus âgé tète plus fort qu'un nouveau-né et
différemment. De plus, parfois, ses dents et ses gencives frottent le
mamelon et l'aréole, ce qui peut être une source de douleur temporaire.
Il peut être utile alors de varier la position d'allaitement de
l'enfant.

La sensibilité des mamelons
que connaissent beaucoup de mères pendant la grossesse, est différente
de celle que l'on peut connaître après l'accouchement, et ne semble pas
réagir aux mêmes types de traitement. La sensibilité des mamelons
pendant la grossesse a une cause interne : les changements hormonaux.
C'est pourquoi la plupart des traitements recommandés pour les mamelons
douloureux dans le post-partum, ne sont pas très utiles pour la mère
qui allaite pendant la grossesse.

La
plupart des mères finissent simplement par s'accommoder de cet
inconfort. Les techniques respiratoires apprises dans les cours de
préparation à l'accouchement peuvent être utiles. Une mère a été
soulagée en prenant des vitamines (consultez votre médecin) et de la
levure de bière, et en appliquant une pommade lubrifiante sur les
mamelons cinq ou six fois par jour (assurez-vous que la pommade que
vous appliquez sur vos mamelons est sans danger pour l'enfant allaité).
Veillez à ce que l'enfant prenne correctement l'aréole. Il arrive
souvent que des bambins fassent des acrobaties en tétant et cela peut
entraîner des douleurs.

En général, on
peut arriver à convaincre un bambin de téter plus doucement et/ou
pendant moins longtemps. Certains se sentent très valorisés en tant que
grand quand on passe avec eux des accords - “ ne pas mordre ” ou “
téter vite ” - pour ne pas faire mal à leur mère.

Ces
douleurs des mamelons sont très individuelles. Elles peuvent commencer
avant le premier cycle sans règles aussi bien que très tard dans la
grossesse. Leur durée est également très variable selon les mères mais,
pour la plupart, elles durent presque toute la grossesse et cessent
presque immédiatement après l'accouchement.

La
baisse de production de lait semble être un des facteurs qui
contribuent aux douleurs des mamelons. Si c'est possible, exprimez un
peu de lait à la main pour amorcer l'éjection de lait avant que votre
enfant ne commence à téter. La baisse de production de lait varie selon
les mères, tout comme les douleurs aux mamelons. Alors que certaines
notent une baisse très tôt dans la grossesse, d'autres ne la remarquent
que tard ou même pas du tout. En moyenne, dans les études qui ont été
faites, il semble y avoir une baisse notable au cinquième mois de
grossesse.

Les mères trouvent souvent
que les douleurs des mamelons disparaissent quand apparaît le colostrum
en fin de grossesse. Le colostrum ne s'épuise pas quand un bambin tète.
S'il y a un effet quelconque, ce sera de produire une plus grande
quantité de colostrum, si bien qu'il y en aura beaucoup pour le nouveau
bébé quand il naîtra. Les études, dirigées par le Dr. Alan Walker de
Boston au début des années 70, ont démontré l'exactitude de cette
hypothèse. On a aussi découvert que le lait mature arrive plus tôt
après l'accouchement quand la mère a allaité pendant la grossesse, et
que la proportion de colostrum dans son lait est plus élevée plus
longtemps dans le post-partum et les premières semaines après la
naissance.


Le malaise émotionnel


Certaines
mères vivent un certain malaise émotionnel lorsqu'elles allaitent quand
elles sont enceintes - une sorte de ressentiment ou d'irritation envers
l'enfant plus âgé lorsqu'il tète. Beaucoup parlent d'agacement. Si cela
se produit, essayez des techniques qui vont vous distraire en dirigeant
vos pensées ailleurs, par exemple chanter, lire, écouter de la musique
ou regarder la télévision. Concentrez-vous sur les raisons pour
lesquelles vous le faites, cela vous aidera à remettre les choses en
place. C'est encore une situation où les techniques respiratoires
apprises pendant la préparation à l'accouchement peuvent aider à se
décontracter. Il peut être également utile d'allaiter moins longtemps à
chaque fois.

En 1977, le Dr. Niles
Newton entreprit d'étudier plus de 500 femmes membres de La Leche
League qui se retrouvèrent enceintes alors qu'elles allaitaient
toujours, pour savoir s'il y avait vraiment un mécanisme
psycho-biologique poussant au sevrage chez les femmes enceintes. Elle
mit en évidence trois préoccupations communes aux femmes qui
participaient à l'enquête : 74% ressentirent des douleurs aux mamelons
à des degrés divers ; 65% notèrent une baisse de leur production de
lait ; et 57% ressentirent un certain malaise ou de l'irritation
pendant les tétées.

A peu près 66% des
participantes sevrèrent leur enfant à un moment ou un autre de la
grossesse. Dans la mesure où 44% des enfants avaient 2 ans ou plus, il
est probable que même sans la nouvelle grossesse, beaucoup se seraient
sevrés à cette époque. Sur les 158 femmes qui avaient poursuivi
l'allaitement pendant la grossesse et qui avaient ensuite allaité les
deux enfants, la plupart (77%) dirent qu'elles recommenceraient
probablement, seulement 6% qu'elles n'allaiteraient sûrement pas encore
durant toute une grossesse.


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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:27

L'allaitement de non jumeaux

Le début

Les
premiers jours de l'allaitement de non-jumeaux exigent de la
créativité, une attitude positive et un bon sens de l'humour. Quand
l'un de ces facteurs manque à l'appel, appelez quelqu'un à l'aide : une
amie, votre animatrice de La Leche League, votre mari. Une mère qui se
lance dans une action qui va à l'encontre de sa culture, comme
l'allaitement de non-jumeaux, aura besoin de beaucoup de soutien.

Allaiter
des non-jumeaux n'a rien à voir avec allaiter des jumeaux ou des
triplés. Les changements hormonaux du post-partum font qu'il peut être
difficile d'être rationnelle et objective tout le temps. On peut
ressentir un besoin “instinctif” de protéger le nouveau-né et une sorte
d'irritation envers le plus grand. C'est normal et cela arrive
fréquemment les premiers temps.


Le nouveau-né

Le
nouveau bébé a réellement besoin du lait de sa mère d'un point de vue
nutritionnel. Dans les premières semaines, le nouveau-né devrait téter
d'abord, avant l'enfant plus âgé, pour bénéficier pleinement du
colostrum. Pendant cette période où le lait contient beaucoup de
colostrum, il se peut que le plus grand ait un peu de diarrhée. Cela
est dû à l'effet laxatif du colostrum et cessera lorsque le lait
changera.

Plus tard, assurez-vous que le
nouveau-né ne tète pas exclusivement un sein toujours “ vide ” ou
toujours “ plein ”. Comme il a un fort besoin de succion, il doit
pouvoir de temps en temps téter un sein déjà bien drainé. Il est
important de changer de côté également pour un bon développement de la
vision et de la coordination manuelle. Ne limitez pas la tétée à un
côté par enfant et n'essayez pas d'imposer un schéma rigide aux deux
enfants. Le nouveau-né a besoin du lait de début de tétée pour le
liquide et les nutriments hydrosolubles, et du lait de fin de tétée
pour la graisse et les nutriments liposolubles. C'est pourquoi il faut
alterner les seins et les tétées entre les deux enfants.

Mais
avec le temps, il va s’établir un rythme naturel entre les deux enfants
allaités et vous n’aurez plus à vous inquiéter de qui prend quel sein
et à quel moment.

Si vous vous
interrogez sur la quantité de lait qu‘absorbe le bébé, vous pouvez
compter le nombre de couches mouillées et souillées (au moins 5 à 6
couches jetables ou 6 à 8 couches en coton par jour). Une mère en bonne
santé, qui allaite, peut fournir assez de lait pour nourrir deux, trois
ou même quatre bébés.


L'hygiène

Vous
n'avez pas à vous préoccuper de pratiques d'hygiène particulièrement
strictes sous prétexte que vous allaitez des non-jumeaux. Douchez-vous
ou baignez-vous régulièrement, portez un soutien-gorge d'allaitement
propre, soyez raisonnablement propre, et tout ira bien. Les tubercules
de Montgomery (petites glandes sous l'aréole) sécrètent une substance
bactéricide et les bébés possèdent une immunité naturelle contre la
plupart des germes familiaux. Si l'un des enfants est malade, vous
pouvez ne faire téter qu'un seul sein à chaque enfant, pendant la durée
de la maladie. Les microbes responsables des rhumes et autres
infections de ce genre, se répandent avant d'avoir pu être
diagnostiqués. C'est pourquoi lorsqu'un des enfants allaités présente
les signes d'une maladie, cela fait déjà plusieurs jours qu'il partage
le même sein avec l'autre enfant. D'après Gregory White, membre du
Bureau professionnel consultatif de La Leche League, il n'est pas
nécessaire de limiter chaque enfant à un seul sein pendant une maladie,
sauf si cela rassure la mère. Il conseille néanmoins de le faire si la
maladie est grave ou très contagieuse. Vous pouvez être également
amenée à le faire en cas de mycose, pour éviter qu'elle ne se répande.


L'engorgement

Même
si l'aîné a tété pendant la grossesse, il peut tout de même se produire
un certain engorgement. C'est à ce moment que la mère appréciera
particulièrement que le plus grand tète. S'il est d'accord pour téter,
cela aidera à réduire et soulager l'engorgement. Parfois, il refusera
de téter tant que les seins ne seront pas à nouveau souples et “comme
avant”, alors que d'autres se jetteront gaiement dessus !


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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:27

Quand le bébé naît

Si
l'on admet que l'aîné a encore besoin de téter, il faudra s'arranger
pour que l'accouchement entraîne le moins de séparation possible. Il
est préférable d'éviter une trop longue interruption de la relation
d'allaitement avec votre grand.

Lorsqu'il
verra le nouveau bébé téter, ne soyez pas surprise s'il demande plus
souvent à téter. Lorsqu'il comprendra qu'il n'a pas été dépossédé du
sein, il demandera moins et reprendra probablement son rythme
précédent. Il peut montrer de la jalousie pendant une courte période.
La plupart vont s'adapter rapidement aux changements et adopter une
attitude très gentille, aimante et protectrice envers leur petit frère
ou petite sœur.


Les soins de la mère


La
mère peut être un peu plus fatiguée qu'elle ne le serait si elle
n'allaitait pas deux enfants, pendant la période du post-partum ; aussi
organisez-vous par avance en conséquence. L'allaitement de non-jumeaux
demandera de l'énergie et une capacité d'adaptation. Préparez d'avance
des plats surgelés et organisez-vous pour les tâches domestiques
auxquelles vous et votre mari attachez de l'importance. Peut-être
sera-t-il aussi nécessaire d'être moins exigeant dans ce domaine et de
faire l'impasse sur certaines choses, afin d'avoir davantage de temps
pour se décontracter.

Acceptez avec
gratitude toutes les offres d'aide. Envisagez d'engager quelqu'un, une
adolescente par exemple, pour une heure ou deux, pour donner un coup de
main. Elle peut jouer dehors avec les plus grands, mettre la lessive en
route, mettre le couvert, faire la salade. Tout ce qui peut contribuer
au bonheur de l'ensemble de la famille et faire que la vie quotidienne
se déroule sans heurts, vaut la dépense.


L'enfant sevré


Il
arrive quelquefois qu'un enfant que vous estimiez sevré, observe le
nouveau-né en train de téter pendant quelques jours, puis grimpe sur
vos genoux et redemande à téter. Peut-être s'est-il sevré pendant la
grossesse parce qu'il n'aimait pas sucer un sein “ presque sec ”, ou
peut-être simplement s'était-il senti prêt à arrêter. Quelle que soit
la raison, il peut changer d'avis à l'arrivée du bébé. Parfois vous
pourrez tourner sa demande en plaisanterie, en lui faisant beaucoup de
câlins, en lui rappelant qu'il est un “ grand garçon ” maintenant et
que téter est la seule façon dont le bébé peut se nourrir. Vous pouvez
aussi lui raconter des anecdotes sur ses tétées de nouveau-né.

S'il
insiste, la plupart des mères pensent que c'est une bonne idée de le
laisser essayer. Il se peut qu'il ait oublié comment téter, mais il se
sentira rassuré qu'on lui ait permis d'essayer encore une fois. S'il se
souvient de la façon de téter, il peut vouloir recommencer pour une
certaine période. Face à cela, vous devrez prendre une décision
personnelle. La plupart des mères estiment plus facile et plus agréable
de laisser l'enfant reprendre l'allaitement. Dans la plupart des cas,
cela ne durera pas très longtemps et cela aidera à sceller une bonne
relation entre les deux enfants en diminuant la jalousie de l'aîné.
Essayez simplement de vous rendre compte combien cela doit être
difficile pour un petit de s'adapter pratiquement du jour au lendemain
à tant de changements dans sa vie : tout d'un coup, quelqu'un de
nouveau est apparu dans la famille.

Non
seulement il voit le bébé téter beaucoup mais, de plus, sa mère n'a
plus autant de temps qu'auparavant à lui consacrer. C'est pourquoi
décider d'accepter le plus grand au sein pendant aussi longtemps qu'il
en éprouvera le besoin, afin de le rassurer, peut sembler une bonne
idée.

Souvenez-vous que le bambin ne
grandit pas du jour au lendemain à l'arrivée du bébé. C'est peut-être
l'impression que vous aurez au début, lorsque vous le verrez à côté du
nouveau-né. Il vous semblera énorme avec ses grosses chaussures et
toutes ses dents, mais c'est encore un très petit enfant avec des
besoins très sensibles. Il n'est pas toujours facile pour une mère
fatiguée et constamment sur la brèche, d'être spécialement aimante et
patiente, mais si vous pouvez communiquer ces sentiments, vous en serez
récompensée.


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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:27

Les besoins d'une mère qui allaite des non-jumeaux

La
nouvelle mère va se sentir fatiguée. Elle aura plus faim et soif que
jamais. La plupart des mères trouvent très utile de manger quelque
chose de nutritif toutes les deux ou trois heures et de boire à leur
soif : mais il arrive qu'une mère très occupée oublie qu'elle a soif.
Dans ce cas, vous pouvez remplir un verre d'eau et le laisser sur
l'évier pour vous rappeler votre besoin de boire chaque fois que vous
passez devant. Veillez à ce que vos repas soient corrects sur le plan
nutritionnel. Des en-cas et des boissons saines, renforcés d'un apport
vitaminique, sont essentiels au bien-être de la mère qui allaite des
non-jumeaux, et toute la famille en bénéficiera également. Beaucoup de
mères ressentent un besoin accru de protéines (jusqu'à 40 g de plus) et
de liquides. Le repos est aussi vital. Faites le plus possible de
siestes. Lorsqu'il n'est pas possible de dormir, allongez-vous et
reposez-vous, même par terre, avec votre bambin qui joue à côté de
vous. La nuit, des arrangements de type lit familial sont ce qui
convient le mieux à beaucoup de familles. Garder les petits à côté de
soi assure en général un meilleur sommeil à tout le monde.

Il
faut faire preuve de créativité en ce qui concerne les positions
d'allaitement la nuit et les postures de sommeil. Pour des tétées
simultanées du bébé et du plus grand, il est très confortable
d'allaiter soit au lit, soit assise jambes croisées, avec un gros
coussin sous chaque bras. Lorsque le plus grand veut le contact sans
téter et que le bébé tète, essayez de blottir le bambin entre vos
jambes. Beaucoup de familles dorment avec le grand entre papa et maman,
et le nouveau-né en position d'allaitement du côté de la mère. D'autres
mettent le matelas par terre, avec un deuxième matelas près de la mère
pour le plus grand, afin qu'elle puisse le caresser, lui tenir la main
pendant la nuit s'il veut un peu de réconfort pendant que le bébé tète.

Une
chose que ressentent souvent les mères qui allaitent des non-jumeaux,
est d'être en “ overdose ” de contact. Cela arrive quand une mère a
l'impression d'avoir toute la journée quelqu'un niché sur elle en train
de téter. Les deux enfants ont besoin d'elle, son mari également d'une
autre façon, et elle commence à se demander si elle va un jour
s'appartenir. Il est facile de se sentir submergée dans de telles
conditions. Le meilleur conseil à donner pour lutter contre ces
sentiments, est de se concentrer sur les raisons qui ont entraîné la
décision d'allaiter les deux enfants. Cela aide souvent à clarifier les
choses. Demandez-vous ce que vous feriez à un moment donné avec votre
bambin si vous ne l'allaitiez pas et que vous deviez vous occuper du
nouveau bébé.

Beaucoup de mères qui sont
passées par là recommandent de “ s'éloigner de tout ”. Elles suggèrent
d'habiller tout le monde et de faire une promenade dehors, à moins
qu'il ne pleuve à verse ou qu'il y ait une tempête ! Quitter la maison
rafraîchit les esprits, d'une certaine façon. Prendre une douche peut
également aider si la mère en trouve le temps. Une mère raconte que
lorsque ça commençait à aller mal, elle allait sur le seuil de la
porte, derrière la maison, et poussait un hurlement de toute la force
de ses poumons. Cela libérait sa tension nerveuse et son sentiment de
frustration, mais elle ajoute qu'il faut prévenir les voisins à
l'avance !

Pour finir, chaque fois que
vous vous asseyez pour allaiter dans la journée, préparez-vous un
en-cas. Cela vous évitera d'avoir faim, et comme l'en-cas risque
d'intéresser le plus grand, vous avez une chance de vous retrouver à
n'allaiter que le nouveau-né.


Tétées simultanées


Lorsque
le bambin veut téter immédiatement et qu'un en-cas ne peut suffire à le
faire patienter quelques minutes, vous allez devoir l'allaiter en même
temps que le nouveau-né. Certaines mères préfèrent alors mettre le
nouveau-né dans la position “ ballon de rugby ”, soutenu par un
coussin, pour allaiter les deux simultanément. Beaucoup de mères ont
trouvé plus simple de mettre d'abord le bébé au sein, puis de laisser
le plus grand libre de choisir sa position. Il est étonnant de voir
comment ils arrivent à se débrouiller ensemble. Souvent, le plus grand
apprécie d'avoir le nouveau-né sur les genoux, ce qui lui donne un
sentiment protecteur. Dans ces moments-là, les mères observent souvent
des interactions riches et précieuses entre les deux enfants, qui se
regardent dans les yeux ou se tiennent la main. Parfois aussi, le plus
grand caresse doucement le bras du bébé. Ces moments font que le
co-allaitement en vaut la peine. Les parents affirment que deux enfants
qui tètent ensemble semblent grandir avec le minimum de jalousie et de
rivalité. Ils semblent plus proches que d'autres frères et sœurs de la
même famille, et le plus grand garde à l'égard du plus petit une sorte
d'amour protecteur longtemps après la fin de l'allaitement.


Dernière édition par Nénette le Mer 25 Mar - 14:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Co-allaitement   Mer 25 Mar - 14:28

Le père peut aider

La
plupart des pères interrogés se sont sentis à l'aise face à
l'allaitement de non-jumeaux à partir du moment où leurs craintes pour
la santé de leur femme et celle du nouveau-né ont été apaisées. En
général, ils étaient déjà d'accord avec l'allaitement prolongé et avec
le fait qu'un sevrage naturel était préférable pour leurs enfants. Ils
comprenaient donc pourquoi une grossesse en elle-même n'est pas une
raison acceptable pour justifier un sevrage brutal.

Les
pères peuvent souvent être d'une grande aide en distrayant le plus
grand pendant qu'il attend son tour de téter, ou en réconfortant un
nouveau-né grincheux qui veut téter mais doit laisser la place à l'aîné
qui désire quelques minutes le sein de sa mère pour lui tout seul. Les
maris sont les soutiens les plus importants, et peuvent faire beaucoup
pour qu'une mère se sente à l'aise dans son rôle. Mais la mère aussi
doit être positive. Si elle n'arrête pas de se plaindre en se demandant
combien de temps elle va encore pouvoir tenir lorsque le grand est très
exigeant, il se peut que, très vite, le père abonde dans son sens et
insiste pour qu'elle arrête d'allaiter le grand, dans son intérêt à
elle. Si la mère reste positive et lui dit combien elle apprécie son
soutien, sa bonne volonté et son aide, afin de lui permettre
d'accomplir cette tâche si importante, nul doute qu'il ne continue à la
soutenir dans sa démarche.

Il est
essentiel que vous discutiez longtemps à l'avance avec votre compagnon
de ce que signifiera, à votre avis, l'allaitement de non-jumeaux. Ne
lui cachez pas que ce sera une période stressante mais très courte par
rapport à toute votre vie. Rappelez-lui alors à quel point il compte
pour vous et que vos moments d'intimité tranquilles vous manqueront
autant qu'à lui. Trouver une intimité tant physique qu'affective ne
sera pas évident, surtout si vous avez un lit familial. Encouragez
votre partenaire à chercher des moyens de vous retrouver tous les deux.
Si vous en discutez avant et l'aidez à avoir une attitude positive, il
sera mieux armé pour vous encourager dans les moments difficiles.
Peut-être aurez-vous besoin que ce soit lui qui vous rappelle les
raisons pour lesquelles vous vous êtes engagée dans cette aventure.

Très
souvent l'arrivée d'un nouveau bébé représente un réel avantage pour
les pères. En effet, même si le grand continue à téter, il est fréquent
qu'il se tourne de plus en plus vers son père pour la compagnie et
l'éducation. Ceci aide énormément à construire une relation père-enfant
chaleureuse lorsqu'ils ont tant besoin l'un de l'autre. C'est un moment
où le père se rend clairement compte à quel point son enfant l'aime et
a besoin de lui, et qu'il est capable de lui donner cette qualité
d'amour particulière que les pères peuvent fournir.


A l’extérieur

En
tant que mères qui allaitons, nous savons que nous n'avons pas besoin
de grand chose comme matériel de puériculture. Cependant, un article
indispensable à toute mère qui allaite des non-jumeaux, est un bon
porte-bébé. Beaucoup de mères trouvent que cela rend les journées plus
faciles, leur laissant les mains libres pour s'occuper du ou des aînés.
Il vous sera également très utile quand, après les premières semaines à
la maison, vous serez prête à sortir dans le monde !

Maintenant
que vous avez appris à gérer l'allaitement de vos deux enfants et que
vous avez récupéré des fatigues de la naissance, vous êtes prête à
sortir de la maison. Habituellement le bambin sera trop intéressé pour
penser à téter, mais qu'allez-vous faire si les deux ont besoin de
téter et que vous êtes dans un lieu public ? Cela peut être une des
plus grosses difficultés de cette expérience, et vous devrez faire
appel à toutes vos ressources.

Tout
d'abord, vous essayerez de faire patienter le plus grand le temps de
trouver un endroit isolé, comme la voiture ou un vestiaire. Dans ce
cas, souvenez-vous qu'il serait peu avisé de prendre l'habitude de
faire patienter le grand en lui promettant de le faire téter plus tard,
et de ne pas tenir votre promesse. S'il sait que vous tiendrez votre
promesse et le laisserez vraiment téter plus tard, vous vous en tirerez
mieux dans d'autres situations semblables.

Si
cela ne marche pas, vous devrez peut-être l'allaiter discrètement, tout
en essayant de calmer le bébé. Si cela échoue également, peut-être ne
pourrez-vous pas éviter de les allaiter tous les deux ensemble.

Les
bébés au sein sont bien acceptés dans la plupart des lieux publics, à
condition de respecter une certaine discrétion. Il est évident que la
situation est différente lorsque le bambin réclame à voix haute et, en
ce qui concerne l'allaitement des non-jumeaux, c'est peut-être plus que
ce que les gens sont prêts à accepter ! En gardant cela à l'esprit,
voici quelques suggestions qui pourront vous aider. Trouvez, pour
désigner la tétée, un mot code que seul votre bambin et vous
compreniez. Pour toute sortie même très brève, les mères expérimentées
emportent toujours des boissons et des en-cas pour le bambin.
Assurez-vous que les deux enfants ont tété juste avant de partir. Ne
quittez jamais la maison sans le porte-bébé, et mettez des vêtements
qui vous permettent d'allaiter discrètement. Le numéro deux sur la
liste des “ choses indispensables ” est peut-être bien un châle ou une
petite couverture pour vous couvrir si vous vous trouvez obligée
d'allaiter les deux enfants dans un lieu pas vraiment isolé. Et
n'oubliez pas de sourire beaucoup !


La décision de sevrer

Parfois,
même si une mère croit à l'allaitement pendant la grossesse et à
l'allaitement de non-jumeaux, elle en arrive à ne plus pouvoir
continuer, tout simplement. Cela peut arriver à des femmes mûres et
aimantes qui souhaitent sincèrement le meilleur pour leurs enfants. Ce
n'est pas une réaction exceptionnelle.

Si
le co-allaitement ne marche pas bien, la mère peut se sentir
culpabilisée, or il faut savoir que ce mode d'allaitement ne convient
pas à toutes les familles. Le mieux serait de sevrer progressivement,
avec beaucoup d'amour et d'attention pour le grand qui est en train
d'être sevré. Faites attention de ne pas précipiter les choses. Si vous
allez trop vite, vous le saurez car l'enfant deviendra alors
particulièrement “ collant et pleurnichard ”. Dans ce cas, ralentissez
et assurez-vous qu'il est en train de se sevrer du sein mais pas de sa
mère.

L'allaitement de non-jumeaux n'est
pas pour tout le monde, et une mère qui comprend cela ne souhaitera pas
prolonger une situation où chaque tétée de son bambin la met mal à
l'aise car, lui sentira sa réaction négative, et un tel double message
peut provoquer en lui plus d'anxiété qu'un sevrage. Dans un tel cas,
une mère heureuse et aimante, qui donne généreusement d'elle-même en
temps et en affection sous d'autres formes, sera beaucoup mieux pour le
bambin. Leur relation sera meilleure et avec moins de stress pour tous
les deux.


Grandir

A
mesure que vos deux enfants grandissent et que vous continuez cette
relation d'allaitement à trois, vous observerez que le rythme des
tétées peut devenir anarchique. A ce moment-là, faites très attention
de ne pas vous retrouver avec un canal lactifère bouché ou une
infection au sein. Vous aurez peut-être besoin de recourir à
l'expression manuelle si les deux enfants tètent énormément un jour et
que, le jour suivant, ils sont occupés par d'autres activités et tètent
moins.

Les mères qui ont pratiqué
l'allaitement de non-jumeaux, témoignent que ce fut une période très
privilégiée dans leur vie, avec beaucoup de bons souvenirs. Pendant
cette période, il peut vous sembler certains jours que cela ne
s'arrêtera jamais. Croyez-en les mères qui l'ont vécue, c'est en fait
une très courte période dans toute une vie. Peut-être ne donnerez-vous
plus jamais autant de vous, mais soyez sûre que vous en retirerez
beaucoup.

Comme le disait une mère : “
J'espère que mes enfants seront plus généreux. Et j'espère que le grand
verra ce co-allaitement comme une relation intime où chacun donne et
reçoit ”.

Une autre remarquait : “ Mon
co-allaitement m'a donné un autre mode de communication avec mon
bambin, une autre façon de l'aider à affronter les difficultés de son
âge, et de lui donner l'assurance que le bébé ne l'avait pas remplacé
dans mon affection ”.

Le co-allaitement
n'est pas non plus sans surprises. Plusieurs mères affirment qu'à
l'arrivée d'un troisième bébé, le co-allaitement a pu continuer à trois
pendant une courte période. D'autres ont vu le plus jeune se sevrer
avant l'aîné. D'autres encore ont vu les deux enfants se sevrer en même
temps. Toutes ont dit qu'elles avaient beaucoup appris sur elles-mêmes,
et que cela avait été une période d'évolution formidable pour elles et
leurs couples.

Dans deux études
indépendantes, l'une portant sur un grand nombre de cas à travers les
Etats-Unis, l'autre sur un petit groupe dans deux régions géographiques
différentes, les résultats furent étonnamment semblables.

Plus
d'un tiers des femmes avaient continué à allaiter pendant la grossesse
et après la naissance du bébé. Quant aux deux-tiers restant, la
solution du sevrage avait été imposée soit par elles-mêmes, soit par
l'enfant pendant la grossesse.

La
plupart avaient trouvé le co-allaitement plus facile que prévu. Presque
tous les bambins avaient temporairement augmenté le nombre de tétées,
et plus des deux-tiers des mères allaitaient le plus souvent les deux
enfants simultanément. Une majorité s'est déclarée satisfaite de
l'expérience.

Aucune mère n'a eu
l'impression que son bambin avait tété plus longtemps qu'il ne l'aurait
fait s'il n'y avait pas eu de nouveau bébé. La plupart parvenaient à
attendre leur tour pour téter si nécessaire.

Décider
d'allaiter des non-jumeaux est une décision très personnelle. Les mères
ayant co-allaité, mais ne souhaitant pas co-allaiter à nouveau, le
referaient sans hésiter, si les besoins du bambin l’exigeaient.

Il
est bon de se rappeler que, dans la mesure où nous prônons un sevrage
naturel, il serait paradoxal que nous poussions au sevrage du grand
pour le bien du nouveau-né.


Les récompenses

Margaret
Bennet-Alder, une mère qui a pratiqué le co-allaitement, dit que “ les
récompenses sont là, évidentes. L'estime que l'enfant éprouve pour
lui-même lorsqu'il a pu se sevrer à son rythme et faire évoluer son
attachement à vous, est un formidable cadeau que vous lui faites et,
s'il peut le recevoir, c'est bien grâce à vous. Personne d'autre ne
peut le lui donner ”.

Nous donnons sans
compter à nos bébés et nous continuons à donner à tous nos enfants,
qu'ils aient deux, cinq, dix ou quinze ans. Par moment, nous faisons
plus pour l'un que pour l'autre si ses besoins sont plus grands, mais à
long terme tout s'équilibre. Cela s'applique également au
co-allaitement. A la fin s'établit l'équilibre entre le nouveau-né et
le bambin, comme entre les autres enfants de la famille. Et les
résultats sont gratifiants, tant pour les enfants que pour les parents.






© LLL France



Peut être reproduit, imprimé ou diffusé à condition de mentionner la provenance de ce texte.
Pour Internet, merci de mettre un lien vers le site de LLL France : www.lllfrance.org
Feuillet 11 - révisé octobre 2001



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Co-allaitement
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